Actualité de l'Ergonomie

Dimanche 27 avril 2008
L'B.I.T. organise la treizième Journée Mondiale de la Sécurité et de la Santé au Travail ce 28 avril.




Célébrée depuis 1996 à l'initiative de le Bureau International du Travail (BIT), la Journée mondiale de la Sécurité et de la Santé au Travail tente de sensibiliser les employeurs et les salariés à la "culture de la sécurité". L'objectif principale est d'attirer l'attention sur la promotion et la création d'emplois décents et sûrs, en lien avec une gestion des risques en milieu de travail qui permette de réduire tant l'impact économique que le cout humain que représentent les accidents du travail, les décès liés au travail et les maladies professionnelles.

En terme de chiffre, le BIT estime que quelque 6.000 travailleurs décèdent chaque jour dans le monde des suites d’accidents et de maladies liés au travail. Il apparaît aussi que les décès liés au travail sont en augmentation. En outre, on estime à 270 millions par an le nombre d’accidents du travail non mortels (entraînant au moins trois jours d’absence au travail) et à 160 millions le nombre de nouveaux cas de maladies liées au travail. Le coût total de tels accidents ou maladies a été estimé par l’OIT (Organisation Internationale du Travail) à 4 pour cent du PNB mondial, soit plus de vingt fois le montant global de l’aide publique au développement.

Au travers d'évènements répartis dans le monde entier, on pourra noter la diffusion, au cours de cette journée, de solutions concrètes et la mise à disposition d'outils permettant d'identifier et d'évaluer les dangers et les risques auxquels sont exposés les opérateurs, tel le rapport "Ma vie, Mon Travail, Mon Travail en Sécurité".

La prévention des risques professionnels et l'amélioration des conditions de travail est un problématique internationale et il semble intéressant de relayer ces efforts, notamment sur
les risques auxquels sont exposés certaines catégories de travailleurs.


Liens :
- http://www.ilo.org/public/french/protection/safework/worldday/index.htm
- http://www.ilo.org/global/What_we_do/Events/lang--fr/index.htm



A consulter également :
Une encyclopédie de Sécurité et de Santé au Travail (3ème édition), en Français, est disponible sur le site de l'OIT. Elle propose des synthèses sur de nombreux sujets, tels l'Ergonomie, le Travail sur Ecran, la Physiologie...

Lien
: http://www.ilo.org/public/french/protection/safework/cis/products/encyclo/pdf/index.htm

Mardi 15 avril 2008
Lancée le 09 avril 2008 par le Ministère du Travail et des Relations Sociales, cette campagne d'information sur les TMS auprès du grand public constitue la première étape du programme de sensibilisation, décidé lors de la conférence sociale d'octobre 2007, et s'étalant sur trois ans.

Exemple d'affiche de la campagne

Basée sur le slogan "Les troubles musculo-squelettiques : Parlons en pour les faire reculer", cette campagne de sensibilisation souhaite s'adresser tant aux salariés qu'aux employeurs.

En terme de chiffre, en 2006, 32500 maladies professionnelles dû à des TMS ont été indemnisées, représentant un coût direct de 700 millions d'euros et de  7 millions de journées perdues.

La campagne est constituée de spots diffusés à la télévision, de messages radiophoniques, d'encarts dans la presse nationale ainsi que d'une plate-forme téléphonique de renseignement. Un site internet (info-tms.fr) est également mis en place, avec pour but de fournir les premières clés de la problématique TMS ainsi que d'obtenir quelques outils de communication (les films et les affiches).

Plutôt efficace en terme de communication, cette campagne laisse bien entendue sur sa faim, face à l'absence de moyens d'action annoncés, et le peu d'informations concrètes sur le sujet. Une sensibilisation n'est réellement efficace que si elle est accompagnée (et encore mieux, devancée) d'une vrai politique de prévention autour de la Santé-Sécurité au Travail. Espérons donc rapidement voir la deuxième phase de cette campagne...

Liens :
- http://www.info-tms.fr/
- http://www.risquesprofessionnels.ameli.fr/actus/troublesmusculosquelettiques.php


Vendredi 8 février 2008
Date : 05, 06 et 07 mai 2008

Lieu :  CNAM Art et Métiers - Paris

Intitulé : "Expérience professionnelle et Gestion de la Sécurité au Travail"


Le CREAPT (Centre de Recherches et d'Etudes sur l'Age et les Populations au Travail) organise son séminaire annuel "Vieillissement et Travail". Créé en 1991, ce groupement d'intérêt scientifique a pour objectif de favoriser la compréhension des relations entre vieillissement et l'activité de travail.

"A partir de recherches menées dans plusieurs milieux professionnels, ce séminaire visera à élucider le rôle de l’expérience dans la gestion des risques en milieu de travail via l'étude de divers facteurs, aggravants ou protecteurs.

Deux types de conséquences, opposés, sont fréquemment cités :
- bénéfique : tirant parti des événements vécus et des réflexions qui les accompagnent, l'expérience  des opérateurs offrirait des possibilités accrues d’anticipation, d’évitement par la construction de stratégies diverses propices à accroître la sécurité et le développement des « savoir-faire de prudence.
- défavorable : les salariés expérimentés possèderaient un excès de confiance, qui les amènerait à négliger des règles de sécurité ; leurs capacités d'alerte seraient réduites du fait de l'apparition de déficiences (sensorielles, par exemple) dû au vieillissement ; le côtoiement entre salariés de générations distantes (et donc d’âges, de formations, de cultures, très disparates) poserait des problèmes de cohésion dans les situations dangereuses.

Cette construction du rapport à la sécurité est bien entendu influencé par les conditions et l’organisation du travail, les marges de manoeuvre pour des stratégies de travail individuelles et collectives, les itinéraires professionnels, qui conditionnent largement ces relations."

Différents thèmes seront abordés tels :
- " Ages, anciennetés et risques dans le travail : un cadrage statistique " ;
- " Pour une réhabilitation de l'usage de la mesure dans l'analyse de l'activité  " ;
- " Intégration des novices et transmission des savoir-faire de prudence : déterminants organisationnels et culture de métier "...

Parmis les intervenants présents, on retrouve notamment Serge VOLKOFF, Alain GARRIGOU, Valérie PUEYO et Gabriel CARBALLEDA.

Liens :
- le programme : http://www.cee-recherche.fr/seminaire_creapt08.pdf
- présentation CREAPT : http://www.hcsp.ensp.fr/hcspi/adsp-38/ad382222.pdf

Mardi 29 janvier 2008
Le premier bilan sur la mise en oeuvre de la Pluridisciplinarité en matière de Santé et de Prévention des Risques Professionnels, a été rendu public par la Direction Générale du Travail en décembre 2007.

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Découlant de la loi de Modernisation Sociale du 17/01/02 et défini par la circulaire du 13/01/04, la pluridisciplinarité est obligatoire dans les Services de Santé au Travail et demandée au sein des entreprise, par le biais de recours à diverses compétences. Ceci a débouché sur l'apparition d'un nouvel acteur de la Santé-Sécurité du Travail, l'IPRP (Intervenant en Prévention des Risques Professionnels).

Quatre ans après sa création,  ce rapport de la DGT analyse le rôle et les missions de cet l'intervenant en matière de prévention des risques professionnels et dresse ainsi un état des lieux sur la réalité de la pluridisciplinarité.

Rappel sur l'IPRP

-
Deux statuts : personne morale et personne physique ;
- Compétences : médicale, technique et/ou organisationnel ;
- Des emplois différents : ergonomes, ingénieurs Sécurité, psychologues, toxicologues...
- Nombres d'habilitation : environ 1750 à ce jour ;
- Organisme d'habilitation : cinq collèges régionaux regroupants la CRAM, l'ARACT et l'OPPBTP ;
- Deux catégories d'IPRP personne physique : internes en SST et les externes (consultants notamment).
 
Le bilan est ainsi jugé en demi-teinte dans le rapport, pointant de nombreux déficits  :
- les chiffres et les données disponibles s'avèrent obscures et incomplètes (pas de liste nationale, non-suivi des évolutions de carrière...), le nombre d'habilitation étant jugé encore faible,
- une disparité importante des habilitations entre les régions,
- le processus d'habilitation des IPRP semble peu sélectif,
- il existe encore un rôle floue des institutions responsables des habilitations en lien avec leurs missions propres,
- l'interaction entre les différents acteurs n'est pas vraiment effectives et dépend énormément de l'institution employant l'IPRP,
- les IPRP externes semblent écartés du marché de la pluridisciplinarité,
- l'indépendance des IPRP n'est pas toujours assurée,
- une clarification du rôle et de la place de l'IPRP dans le système de prévention serait utile,
- la sensibilisation des entreprises (notamment PME/TPE) est encore insuffisante,
- ...

 
Partageant ce constat, les IPRP employés dans les SST souhaitent pour leurs parts  :  "la reconnaissance et la valorisation accrues de leurs compétences", "une garantie de leur autonomie", "un renforcement des échanges entre les acteurs", ainsi qu'"une mise à disposition de moyens supplémentaires".

Dans sa conclusion, le rapport préconise le positionnement de la pluridisciplinarité, et ce afin d'assurer son développement, autour de quatre piliers : la santé au travail, la prévention des risques, des financements accrus et le dialogue social. Les rapporteurs s'interrogent également sur le devenir des critères d'habilitation ainsi que sur la durée de celle-ci pour les personnes physiques (à vie actuellement...).
 

Faisant suite au rapport CONSO-FRIMAT, ce bilan mérite, à nouveau, de constater les contradictions de la politique Santé-Sécurité en France et de son efficacité réelle. L'apparition de ce titre a rajouté un nouvel acteur, dans un secteur déjà bien remplis, sans pour autant mettre en place les diverses passerelles et coordinations nécessaires. Souhaitée, la reconnaissance des compétences des intervenants en Prévention n'a pas eu lieu et il en est ressorti des méfiances et une méconnaissance de la pluridisciplinarité, auprès des entreprises. Et ce du fait, du  manque d'autonomie et de définition des missions des IPRP au sein des SST, qui ne favorisent pas à leur juste mesure, leurs actions et préconisations.
Il semblerait intéressant d'instaurer un nouveau souffle pour une politique de Prévention, constructive et cohérente, basé sur un axe fort : la relation de l'Homme au Travail et non juste, l'objectif de diminution des chiffres d'AT/MP. Sans un véritable engagement de l'Etat sur ces questions et la mise en place de moyen financier, cette question risque d'être, pour encore un certain temps, d'actualité. Les dernières "avancées" sur le Code du Travail, la suppression de conseils de Prud'hommes et la reconnaissance de la Pénibilité laissent ainsi plutôt perplexes.

Autre mise en lumière, le manque de contraintes autour de l'obtention de l'habilitation, ne crédibilise pas la qualité des intervenants et de leurs impacts possibles. Comme pour le métier d'Ergonome, de nombreuses personnes se déclarent du sérail, sans en avoir les compétences, réalisent des interventions ergonomiques. Notre profession se doit de rentrer dans ce débat afin de définir les contours d'un véritable titre d'IPRP-Ergonome justifié et reconnu. La reconnaissance et la visibilité de notre métier passe par là.

Liens :
-
le rapport : http://www.travail-solidarite.gouv.fr/BILAN_PLURIDISCIPLINARITE.pdf
-
sites IPRP : http://www.iprp-ist.info et http://www.guide-iprp.fr/



A consulter également : "La Prévention des Risques Professionnels vue par les Salariés", étude de la DARES issue de l'enquête "Conditions de Travail" de 2005. Cette synthèse donne quelques clés sur le fonctionnement de l'information et de la formation Santé-Sécurité pour les salariés : les sources, les disparités selon le type d'entreprise et les postes de travail...

Différentes informations intéressantes sont ainsi relevées : "L'existence d'un CHSCT renforce les politiques de Prévention", "1/3 des salariés ont reçu une formation et/ou une information en 2004", "Les informations sur les risques professionnels proviennent principalement de la direction et du médecin du Travail", "Davantage de prévention dans les établissements industriels", "Quand l’organisation du travail est défectueuse, le salarié déclare plus souvent ne pas pouvoir respecter les consignes",...

Lien : http://www.travail-solidarite.gouv.fr/2008.01-05.1.pdf
 
Lundi 28 janvier 2008
Date : 2, 3 et 4 juin 2008

Lieu : Centre Saint-Germain - Thénard - Paris (75)

Intitulé : "Pouvoir d'agir et autorité dans le Travail"


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Autour de la problématique du pouvoir et de l'autorité dans l'activité de travail, le Centre d'Education Permanente - Ergonomie et Ecologie Humaine -  de la Sorbonne propose d'aborder plusieurs thèmes tels :
- Peut-on dire que l'ergonomie tire son pouvoir d'agir de l'autorité du travail?
- Quel est le rapport entre l'autorité de la demande et le pouvoir d'agir de l'intervenant?
- Quelle est l'autorité, et quel est le pouvoir d'agir des instances représentatives des salariés dans le domaine du "travail"?
- De quelle autorité, les opérateurs tirent-ils de se donner des marges de manoeuvres dans l'activité?
- Y a-t-il sur ces questions, une différence significative d'approche entre l'ergonomie, la psychologie du travail, la sociologie du travail, la médecine du travail, la gestion, l'économie...?


Parmis les intervenants, on retrouve notamment Yves CLOT, François HUBAULT, François DANIELLOU, Gabriel CARBALLEDA et Philippe DAVEZIES.

Lien : www.ergonomie-self.org/diffusion/programme-seminaire-08.doc

En bref...

En-bref-copie-1.pngInfos à consulter :

- Avril 2008 : Souffrance au travail : l'épidémie invisible
(Site de l'Humanité)
Chaque Mardi

- 29/02/08 : Journée Internationale de sensibilisation aux TMS
(Site de l'OIT)

- 28/02/08 : La Médecine du Travail n'est plus adaptée
(Site Liberation.fr)
Consulter le pré-rapport du CES

- 29/01/08 : Proposition de Loi pour la Santé au Travail
(Site Emergences.fr)

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