Formation

Samedi 16 février 2008
Article de Bernard DUGUE, docteur en sociologie et ergonome européen, chercheur au LESC (Laboratoire  d'Ergonomie des Systèmes Complexes) de l'Université de Bordeaux II, parue dans l'Humanité Dimanche (semaine du 7 au 13 septembre 2006).

essai-23.jpg Photo illsutrant l'article
Joël ROBINE/AFP


En farfouillant dans nos vieux dossiers, nous avons remis la main sur ce texte, qui même si il a été publié il y a un an et demi, garde sa valeur et sa pertinence. N'ayant pu retrouver l'article sur le site internet du journal, nous avons décidé de le retranscrire dans son intégralité.

Bernard DUGUE aborde dans cette article les nouvelles contraintes auxquels sont confrontées les opérateurs, tant de l'industrie que des entreprises de service. Il met ainsi en avant la problématique de l'organisation "déconnectée" du réel de l'activité de la production.

Quand l'organisation du travail échappe à ceux qui travaillent

Au coeurs du management moderne, l'organisation du travail, souvent décidée sans consultation, est vécue comme une pénibilité de plus par les salariés. L'intensification du travail et la réduction des marges de manoeuvre détériorent le rapport qu'ils ont à leur activité professionnelle.

" Aux pénibilités "traditionnelles" du travail (exposition au bruit, station debout prolongée, travail à la chaîne sous cadence, manutentions...) sont venues s'ajouter de nouvelles contraintes liées aux transformations de l'organisation du travail et aux évolutions des modes de management.

Le système Kaizen, par exemple, très présent dans les industries d'assemblage, prétend faire la chasse aux "gaspillages" pour améliorer la productivité. Dans la pratique et sous prétexte de réduire la pénibilité, la chasse à la "place perdue", aux "gestes et déplacements inutiles", aux "temps d'attente non productifs" va faire gagner quelques secondes sur un temps de cycle... et permettre l'augmentation correspondante des cadences de travail. Cela va conduire à river le travailleur à son poste et donc à limiter son autonomie et, par exemple, ses possibilités d'adapter sa façon de faire à son état de fatigue. La conséquence c'est, au bout du compte, l'augmentation de la fréquence des mêmes gestes, le développement du travail statique, plus pénalisant que le travail dynamique par les contraintes qu'il génère, et le sentiment d'une tâche plus monotone.

Le secteur des services est lui aussi touché par ces mêmes "idéologies organisationnelles". L'activité de chaque agent en "tâches élémentaires" est décomposée et convertie en équivalents temps plein, afin de regarder sur lesquelles on peut gagner du temps... et donc des effectifs. A partir de là, la journée type d'un agent va être redéfinie et minutée par quart d'heure.

Dans beaucoup d'entreprises, le changement pour le changement est devenu un mode de management. Les restructurations ou les réorganisations se succèdent, les projets s'empilent, parfois sans grande cohérence quand ce n'est pas de manière contradictoire. Les salariés doivent s'adapter coûte que coûte, et pallier les incohérences pour faire en sorte que "ça marche quand même". La manière dont ces changements sont généralement élaborés et mis en place exclut les salariés concernés et leur travail réel. Le corrolaire, c'est l'augmentation du contrôle de la hiérarchie sur l'activité des agents. La réthorique du sport va fréquemment servir de support aux pratiques de management pour essayer de "motiver" les salariés à grands coups de "challenges".

L'intensification du travail et la réduction des marges de manoeuvre des salariés rendent plus difficiles les arrangements quotidiens pour gérer l'imprévisible, et laissent également moins de temps pour soi, pour se former ou s'informer, et pour les échanges avec les collègues. Le sentiment des salariés qu'ils n'ont plus les moyens de faire "du bon boulot" conduit alors à une détérioration du rapport à sa propre activité professionnelle et au sens qu'on lui donne. Pour contrer ces évolutions, il paraît indispensable de placer la prise en compte du travail réel au centre des conduites des changements et d'assurer l'organisation du débat au sein des entreprises. Cela suppose notamment que les acteurs sociaux aient la capacité de se saisir de ces questions, au plus près des réalités du travail et en lien avec les salariés."

 
Sur la base de constats pertinents, cet article interroge notre pratique d'Ergonome et notamment notre positionnement face à la problématique de l’Organisation du Travail.  L'apparition de modèles organisationnels intégrant la réduction de la pénibilité provoque des attentes différentes vis-à-vis de l’Ergonomie. L’Ergonomie, tel le sujet de l’Environnement en politique, devient alors un « slogan » commercial pour certains cabinets de consulting (5S, Lean, Kaizen…) ainsi que la base de communication de l’entreprise afin de convaincre du bien fondé du changement organisationnel auprès de ces salariés.

Le résultat est une attente de solutions fournies « clé en main » dans un timing restreint sans prise en compte du savoirs faire des opérateurs ainsi que du réel de l’activité. Les solutions se portent alors d’autant plus sur le domaine Technique. L’uniformisation des postes de travail, et donc la perte d’ « identité » de ce qui y travaillent, devient primordial pour les bureaux des méthodes. On ne transforme plus, on n'ajuste plus : on casse et on remplace, sans essayer de comprendre les causes des dysfonctionnements.

Il semble donc important de maîtriser les différentes organisations du travail proposées dans les entreprises afin de fournir un véritable contrepoids avec une force de projets alternatifs.

Liens :
- Fiche Bernard DUGUE
- L'Humanité
- à consulter notre article sur le Lean Manufacturing


Samedi 27 octobre 2007
Une notion importante qui structure notre discipline est la distinction "Travail prescrit/Travail réel".



- La Tâche :
La Tâche est constituée par l'ensemble des objectifs plus ou moins prescrits, qui ont été définis par les organisateurs du travail, et qui sont assignés à la personne qui travaille. Pour une tâche donnée, des moyens techniques et organisationnels sont mis à la disposition des opérateurs (outils, habits, protections...)

Ex de Tâche : checklist, gamme, procédure, PV, consigne, prescription...

- L'Activité :
L'Activité de travail est la mobilisation de l'ensemble de la personne humaine et de ses facultés pour réaliser les tâches, atteindre les objectifs qui ont été fixés, et ce en fonction des moyens techniques et organisationnels qui ont été mis à sa disposition.



Complément Janvier 2008 :

Une étude sur la pratique des Ergonomes, vis-à-vis de la description des tâches et/ou des activités est en cours de réalisation, par Stanislas COUIX et Jean-Marie BURKHARDT (Master d'Ergonomie - Comportement & Interactions de l'Université Paris-Descartes).

Pour participer à cette enquête ("Décrire les tâches et/ou l'activité en Ergonomie") et remplir le questionnaire, connectez-vous sur leur site internet.

Lien : http://www.biomedicale.univ-paris5.fr/taskmodelsurvey/accueil/

Mercredi 24 octobre 2007
Une des notions clés de l'Ergonomie, pour comprendre les activités de Travail, est le modèle multidimensionnel de l'Homme. Il permet d'appréhender les différentes dimensions mises en jeu et ainsi percevoir comment plusieurs facteurs interagissent entre eux.



Une dimension Biologique :
L'Homme peut se définir comme un "système de traitement de l'énergie". Le corps humain s'intègre dans la notion de Travail par la fatigue, le sommeil, l'alimentation, le bruit, les efforts physiques, l'équilibre... L'Activité  va amener l'opérateur à développer des activités sensori-motrices, des gestes caractéristiques ainsi que des vitesses d'exécution à intégrer, sous la forme d'un style personnel.

Une dimension Cognitive :
L'Homme se définit également comme un "système de traitement de l'information". Chaque personne va rechercher des informations dans son environnement, les traiter et émettre des raisonnements afin de prendre une décision. Des notions de perception, de représentation, de régulation, de stratégie, de contrôle de l'erreur sont liées à cette dimension Cognitive (inséparable de la dimension Biologique).

Une dimension Psychique :
Cette dimension rend compte de la construction de l'identité des personnes, en considérant que l'Homme est l'acteur "d'une histoire qui a contribué à structurer sa personnalité". Cette identité est à chaque étape de la vie de la personne, remise en cause. Cela renvoie à des notions de hiérarchisation des risques, de construction de ses peurs, de constitution de valeurs collectives.

Une dimension Sociale :
L'Homme appartient à "plusieurs groupes sociaux" et interagit ainsi avec d'autres personnes. La personne va devoir se construire autour de notion de coordination, de reconnaissance, de jeux de valeurs, de compromis entre les représentations et les divers objectifs. Selon la force du collectif et la nature de la Tâche, le style personnel va être transformé par le genre professionnel.

L'opérateur, dans la réalisation de son activité, mobilise ses quatre dimensions. Il va ainsi devoir trouver un équilibre ("par une construction dynamique personnelle" - C. DEJOURS), afin de préserver sa Santé.
Cela sera possible par l'intermédiaire de construction collective, de répartition des tâches, et de la prise en compte des variabilités individuelles. Il s'avère donc important de mettre en place des conditions organisationnelles assurant des marges de manoeuvres individuelles et collectives aux opérateurs.


Vendredi 19 octobre 2007
Article de Karine CHASSAING, Ergonome au CREAPT (Centre de Recherches et d'Etudes sur l'Age et les Populations au Travail) et au CEE (Centre d'Etude de l'Emploi), parue dans l'Humanité Dimanche (26 juillet au 1er août 2007).



Cet article permet d'intégrer et d'illustrer les différentes notions qui entourent le Geste, comme le Comportement et la Conduite, qu'il faut distinguer lors des observations :
- le Comportement : Il s'agit d'une succession d'opérations et d'actions réalisées par une opératrice ou un opérateur. Nous sommes dans l'Objectif. On décrit alors ce que l'on voit (posture, geste, déplacement...) afin de quantifier et d'apporter des "chiffres".
- la Conduite : Elle correspond à la manière dont l'opératrice ou l'opérateur pense, organise, planifie son activité. Nous sommes dans le Subjectif, et nous ne pouvons accéder à ces informations qu'avec le concours des personnes. Nous obtiendrons alors du qualitatif.

N'ayant pu retrouver l'article sur la toile, nous avons décidé de le reproduire dans son intégralité :

Les entreprises sous-estiment la complexité des gestes qu'élaborent les travailleurs

" Les gestes font parties intégrante de notre quotidien de travail. Ils ne cèdent aucunement la place à des activités plus intellectuelles, quel que soit le développement de celles-ci. La pénibilité physique reste d'ailleurs d'actualité et l'existence même d'une pathologie du geste telle que les troubles musculosquelettiques en est la marque la plus probante. Dans le contexte démographique actuel (vieillissement de la population active, départs massifs en retraite à prévoir), la question du geste professionnel se trouve même au coeur de la problématique de la transmission du capital expérience que les anciens détiennent, particulièrement dans les métiers où les savoir-faire sont essentiellement appris sur le lieu de travail. Or, bien souvent, les entreprises sous-estiment la complexité de ces gestes élaborés sur le tas. Elles les considèrent comme de
simples exécutions, sûrement en lien avec les progrès techniques qui amènent à considérer que les activités physiques disparaissent.

Ecrou papillon
Pourtant, les gestes sont bien présents et plus complexes qu'on pourrait le croire. Ils reposent sur un ensemble de mécanismes de traitement de l'information, de prise de décision et d'action. La simple observation d'un geste comme frapper sur un écrou papillon avec un marteau ne montre pas tout ce qui se cache derrière cette action. Pour choisir comment frapper sur l'écrou (le sens, la frappe, le nombre de coups à donner, la force à exercer, l'amplitude du geste...), les opérateurs font appel, entre autres, à plusieurs repères sensoriels. La vue, bien sûr, mais aussi l'audition : quand l'action de frappe du marteau émet un son aigu, cela signifie que l'écrou est suffisamment serré. Ce principe de base pour parvenir à bien serrer un écrou papillon n'est pas visible et échappe donc aux nouveaux. Les travailleurs expérimentés adaptent en situation, grâce à un ensemble de principe de base tels que celui-ci, le geste qu'il convient parmi tout un éventail de possibilités d'actions qu'ils ont élaboré avec l'expérience.

Savoir gestuel
Or l'organisation du travail influence l'élaboration de ces gestes professionnels. Elle peut entraver, à des degrés divers, leur construction et la rendre couteuse pour les opérateurs. Dans le secteur industriel, des procédures de travail rigides associés à des contraintes de rythme élevées laissent peu d'occasions de faire autrement. Dans le BTP, les effectifs réduits ainsi que la composition des équipes (où les nouveaux sont souvent en surnombre), ou encore la présence de conflits inter-générationnels font que les opérateurs n'ont pas le temps ou le goût de transmettre un savoir gestuel appris sur le tas. Dans ces situations, les opérateurs assurent par priorité les objectifs de production, quitte parfois à sacrifier, dans les conditions les plus contraignantes, leur état de santé. Des concessions qui ont aussi un coût pour les entreprises à plus longue échéance : arrêts maladie, démotivation, difficile fidélisation de la main d'oeuvre... Il importe donc que l'organisation du travail conçoive les moyens nécessaires à l'élaboration des gestes professionnels. Mais, pour cela, il faut considérer ces gestes, au-delà de la technique, comme des compétences qui s'adaptent, évoluent selon l'opérateur, son expérience et ses caractéristiques individuelles, et du système de production."

Liens : CEE et L'Humanité
Mardi 2 octobre 2007

Dans la Démarche Ergonomique, il existe une étape primordiale qui ne doit pas être omis par l'Ergonome car elle est à la base de la crédibilisation de son intervention auprès de l'Entreprise et des salariés : la Construction Sociale.


Deux moments sont importants à encadrer :
- lors de la prise de contact : on doit expliciter les domaines de compétences de l'Ergonomie et  de l'Ergonome en particulier, notamment sur les paramètres de la négociation de l'intervention.
- puis lors de la Reformulation de la Demande : suite à l'Analyse de la Demande, cette Reformulation doit être comprise et validée par l'ensemble des acteurs. Il s'agit ainsi d'exposer tant le cheminement de l'intervention que les cadres de celle-ci.


Cette Construction Sociale (notamment défini par François DANIELLOU en 1992) permet de définir avec l'ensemble des acteurs les limites de l'intervention et d'informer sur ses modalités. Elle s'intègre ainsi dans la Démarche et s'articule autour de cinq fondements :
- présentation des objectifs : l'Ergonome doit clarifier avec les différentes partenaires les objectifs du projet, son propre rôle (quel positionnement à t-il adopter vis-à-vis de son Analyse de la Demande), la mise en place d'un pilotage politique de l’intervention ainsi que de la coordination technique ;
- engagements de confidentialité : pour les données sensibles ou les conduites dangereuses, la remontée de ces informations doit être réalisée qu'après consultation de la personne observée et définition d'un mode d'expression. Les photos et les ressentis devront être anonyme ;
- accord des personnes observées : avant toute observation, il est indispensable de demander l'accord aux opérateurs et d'expliciter, de nouveau, les objectifs de l'intervention. Cela permettant d'obtenir les différentes Dimensions. Nous n'évaluons pas les personnes, nous observons "juste" la situation afin de la décrire en recoupant les différents points de vue ;
- validation par les personnes observées : afin de contrôler l'exactitude de nos observations, il s'avère nécessaire de les faire valider par les intéressés ;
- présentation des résultats de l'intervention : tout au long de l'intervention, il est primordiale de communiquer autour du projet et d'assurer la remontée de l'information. C'est donc dès la construction que doit être établi les différents temps d'échanges, en gardant à l'esprit, l'objectif d'une démarche participative et durable.


Nous devons crédibiliser notre intervention, et ce, en définissant notre rôle et la direction de l'étude. L'Ergonome doit être capable de présenter à toutes personnes de l'entreprise en quoi va consister l'étude et quels sont les objectifs qui doivent être atteint. De même, nous ne sommes pas des experts, nous ne pouvons pas tout expliciter, et cela doit être exprimer de manière claire à l'ensemble des acteurs afin de ne pas créer de phénomène d'attente de solution "Clé en main".



Il s'agit de tenir un discours identique à l'ensemble des acteurs, c'est-à-dire qu'il faut être "professionnel" (respecter une certaine éthique). Lors de chaque intervention, nous représentons la communauté des Ergonomes, et donc un statut à défendre et à valoriser. Chaque Ergonome doit donc être attentif à ces actions et à ces méthodes, bien entendu en conservant son "Style" personnel.


Voici l'exemple de la Charte de déontologie adressée aux détenteurs du titre d'Ergonome Européen, qui permet d'appréhender quelques grandes lignes directrices (notamment la première partie) à respecter lors d'intervention dans les entreprises :

Charte de déontologie pour les détenteurs du titre d'Ergonome Européen

Dans l’exercice de la profession, les détenteurs du Titre s’engagent à promouvoir une éthique exigeante en matière d’intégrité, et de respect des faits :

- Ils/elles se présenterons comme possédant une expertise et des capacités d’intervention seulement dans les domaines où ils/elles sont compétent(e)s.

- Ils/elles s’astreindront, en permanence, à améliorer leur compétence en Ergonomie, et à contribuer au développement du corps de connaissances en Ergonomie.

- Ils/elles s’efforceront de prendre en compte le bien-être, la santé et les intérêts de tous ceux qui sont concernés par leurs interventions.

- Ils/elles respecterons la vie privée des personnes, et le droit à la confidentialité des organisations sur lesquelles ils/elles sont amené(e)s à recueillir de l’information. Ils/elles assureront la confidentialité des informations sensibles de nature personnelle ou commerciale.

- Ils/elles exerceront leur activité professionnelle sans se laisser influencer par des considérations de religion, de sexe, d’origine ethnique, d’âge, de nationalité, de classe sociale, d’opinions politiques, ni par aucun autre facteur discriminatoire ou étranger à leurs interventions.

- Ils/elles n’accepteront d’un client aucune autre rétribution que celle qui a été déterminée contractuellement. Ils/ elles ne percevront pas de rétribution d’une autre source pour le même travail sans un accord de toutes les parties.

- S’ils/elles sont confronté(e)s à une question de pratique professionnelle indélicate, qu’ils/elles ne parviennent pas à résoudre directement avec l’intéressé(e)s, ils/elles en référeront honnêtement à leur Société Nationale (par exemple, la SELF pour la France), ou au Conseil du CREE (Center for Registration of European Ergonomists).

- Ils/elles feront en sorte que toute personne travaillant avec eux soit informée de la présente Charte, et veilleront à ce que les personnes dont ils/elles assurent la direction la respectent.

Source de la Charte : ARTEE

En bref...

En-bref-copie-1.pngInfos à consulter :

- Avril 2008 : Souffrance au travail : l'épidémie invisible
(Site de l'Humanité)
Chaque Mardi

- 29/02/08 : Journée Internationale de sensibilisation aux TMS
(Site de l'OIT)

- 28/02/08 : La Médecine du Travail n'est plus adaptée
(Site Liberation.fr)
Consulter le pré-rapport du CES

- 29/01/08 : Proposition de Loi pour la Santé au Travail
(Site Emergences.fr)

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